Amen. Un mot que nous prononçons souvent. Un mot qui termine nos prières, accompagne nos prédications et répond aux promesses de Dieu. Mais avons-nous réellement conscience de ce que nous disons lorsque nous prononçons « amen » ?
Dire amen ne devrait pas être une simple habitude chrétienne. Ce mot exprime notre accord avec Dieu, notre confiance en sa Parole et notre décision de marcher dans ce qu’il nous demande. Alors une question mérite d’être posée : mon amen reste-t-il le même lorsque la volonté de Dieu ne correspond pas à ce que je veux ?
Que signifie réellement dire « amen » ?
Nous pouvons facilement dire amen lorsque nous entendons une promesse qui nous plaît. Nous disons amen lorsque nous croyons que Dieu va nous bénir, nous ouvrir une porte, nous donner une réponse ou changer une situation. Mais que se passe-t-il lorsque Dieu nous demande de changer, de renoncer ou de prendre une direction qui ne correspond pas à nos attentes ?
Le véritable amen se révèle précisément dans ces moments-là. Il ne consiste pas seulement à approuver les promesses de Dieu, mais aussi à accepter sa volonté, même lorsqu’elle nous demande quelque chose de difficile.
Dans l’Apocalypse, Jésus est lui-même présenté comme l’Amen, c’est-à-dire le témoin fidèle et véritable.
Apocalypse 3:14
« Écris à l’ange de l’Église de Laodicée : Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu. »
Cette description est importante. Jésus est l’Amen parce qu’il est fidèle et véritable. Si nous disons amen à Dieu, notre vie doit également rechercher cette fidélité et cette vérité.
Dire amen, c’est accepter la Parole de Dieu
Le mot « amen » ne devrait donc pas être prononcé à la légère. Lorsque nous disons amen, nous affirmons que nous sommes d’accord avec ce que Dieu dit. Nous déclarons que sa Parole est vraie et que nous voulons nous y conformer.
Paul explique que toutes les promesses de Dieu trouvent leur accomplissement en Jésus-Christ.
2 Corinthiens 1:19-20
« Car le Fils de Dieu, Jésus-Christ, qui a été prêché par nous au milieu de vous, par moi, et par Silvain, et par Timothée, n’a pas été oui et non, mais c’est oui qui a été en lui ; car, pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c’est en lui qu’est le oui ; c’est pourquoi encore l’Amen par lui est prononcé par nous à la gloire de Dieu. »
Notre amen est donc bien plus qu’un mot. Il devient une réponse à Dieu. Et cette réponse doit ensuite se traduire dans notre manière de vivre.
Le véritable amen commence dans la pensée, se prononce avec la bouche et se démontre par les actes.
Est-ce que mon amen résiste lorsque je traverse une épreuve ?
Nous connaissons tous des paroles bibliques que nous aimons particulièrement. Nous pouvons déclarer avec assurance que Dieu est avec nous dans la vallée de l’ombre de la mort et que nous ne craindrons aucun mal.
Mais lorsque nous traversons réellement cette vallée, notre attitude peut changer. Nous pouvons commencer à demander des signes, des confirmations ou des preuves supplémentaires avant de faire confiance à Dieu.
La question devient alors personnelle : est-ce que je fais confiance à Dieu uniquement lorsque je comprends ce qu’il fait ?
La foi ne consiste pas seulement à dire amen lorsque Dieu accomplit ce que nous espérions. Elle consiste également à dire amen lorsque nous ne comprenons pas encore le chemin qu’il emprunte.
La repentance ne peut pas être automatique
La Bible nous montre que Dieu désire pardonner et restaurer son peuple. Mais elle nous rappelle également que le pardon ne doit pas devenir une excuse pour rester volontairement dans les mêmes comportements.
2 Chroniques 7:14
« Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays. »
Remarquons les différentes étapes : s’humilier, prier, chercher la face de Dieu et se détourner de ses mauvaises voies.
Il est possible de demander pardon, de jeûner, de prier et de prendre de bonnes résolutions, puis de retourner exactement aux mêmes habitudes. Pourtant, la repentance biblique implique un changement de direction.
La grâce de Dieu est immense, mais elle n’est jamais une permission de pratiquer volontairement le péché. Si nous avons réellement dit amen à Dieu, notre vie doit progressivement montrer que nous avons entendu sa Parole.
Pourquoi est-ce que je retombe toujours dans les mêmes schémas ?
Cette question mérite d’être posée avec honnêteté. Pourquoi reproduisons-nous parfois les mêmes comportements alors que nous savons qu’ils nous éloignent de Dieu ? Pourquoi connaissons-nous certaines vérités sans parvenir à les appliquer ?
Une des pistes évoquées dans ce message est notre manque de méditation de la Parole. Nous ne pouvons pas espérer être remplis de Dieu si nous ne prenons jamais le temps de nous nourrir de sa présence et de sa Parole.
Lorsque Dieu nous appelle, il veut pouvoir trouver en nous des cœurs préparés. La préparation ne commence pas seulement lorsque nous recevons une mission particulière. Elle commence dans le secret, dans notre relation quotidienne avec Dieu.
Ce que nous méditons régulièrement finit par influencer notre manière de penser, de décider et d’agir.
Seigneur, quelle est ta volonté pour ma vie ?
Nous demandons parfois à Dieu de nous révéler sa volonté tout en sachant déjà qu’il y a certaines choses que nous ne voulons pas abandonner. Nous disons : « Seigneur, montre-moi ce que tu veux », mais sommes-nous réellement prêts à faire ce qu’il nous montrera ?
Paul nous donne une clé essentielle pour discerner la volonté de Dieu.
Romains 12:2
« Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. »
Le renouvellement de l’intelligence implique que certaines pensées doivent être remplacées. Certaines habitudes doivent disparaître. Certaines manières de réfléchir doivent être abandonnées pour laisser davantage de place à la pensée de Dieu.
Le discernement n’est donc pas simplement une capacité à reconnaître ce que Dieu veut. Il implique également la volonté de faire ce que nous avons compris.
Parfois, nous avons compris mais nous n’avons pas voulu obéir
Il est facile de dire : « Je n’arrive pas à discerner la volonté de Dieu. » Mais parfois, le problème n’est pas notre incapacité à comprendre. Nous avons compris, mais nous ne voulons pas appliquer.
Nous pouvons reconnaître ce que Dieu nous demande tout en préférant notre propre chemin. Nous pouvons savoir qu’une relation n’est pas bonne, qu’une habitude doit cesser, qu’une attitude doit changer ou qu’une décision doit être abandonnée, mais continuer malgré tout.
Le véritable amen nous place donc devant une décision : vais-je seulement reconnaître la volonté de Dieu ou vais-je réellement lui obéir ?
Le combat entre la chair et l’Esprit
La difficulté vient aussi du fait que notre volonté humaine n’est pas toujours alignée avec celle de Dieu. La Bible décrit clairement ce combat intérieur.
Galates 5:17
« Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez. »
Il existe donc un véritable combat dans nos pensées et dans nos choix. Nous pouvons vouloir faire le bien tout en ressentant une forte attirance vers ce qui nous éloigne de Dieu.
Jésus nous invite à rester vigilants.
Matthieu 26:41
« Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation ; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible. »
Le discernement commence lorsque nous reconnaissons honnêtement ce combat. Dire amen signifie alors choisir de donner la priorité à l’Esprit plutôt qu’à nos désirs personnels.
La grâce n’est pas une excuse pour continuer dans le péché
Nous savons que Dieu accepte le pécheur et qu’il est riche en grâce. Mais cette vérité ne doit jamais devenir une justification pour pratiquer volontairement le péché.
Dieu nous accueille pour nous transformer. Son pardon ne nous invite pas à rester les mêmes. Il nous appelle à changer de direction et à marcher dans ses voies.
Dire amen à Dieu tout en refusant de changer nos comportements crée une contradiction entre notre confession et notre vie.
L’Amen doit être véritable parce que celui que nous suivons est lui-même appelé le témoin fidèle et véritable.
Rester humble pour continuer à grandir
Le véritable discernement demande également de l’humilité. Nous devons être capables de remettre en question nos actions, nos motivations et parfois même nos certitudes.
Lorsque quelqu’un nous reprend, nous pouvons immédiatement nous défendre. Pourtant, il peut y avoir une part de vérité dans ce qui nous est reproché. L’humilité consiste à accepter de nous examiner devant Dieu.
Notre connaissance n’est jamais complète. Ce que nous connaissons aujourd’hui peut encore être approfondi par ce que nous allons découvrir et expérimenter avec Dieu.
Dire amen, c’est accepter de continuer à apprendre, à être corrigé et à être transformé.
Le discernement consiste à examiner toute chose
Nous ne devons pas croire automatiquement tout ce que nous entendons. Le discernement consiste à examiner les paroles, les enseignements et les expériences à la lumière de la Parole de Dieu.
La Bible nous encourage à éprouver ce qui nous est présenté afin de reconnaître ce qui vient réellement de Dieu.
1 Jean 4:1
« Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu. »
Les habitants de Bérée nous donnent également un exemple intéressant. Lorsqu’ils entendent la prédication de Paul et de Silas, ils ne se contentent pas d’accepter leurs paroles sans réfléchir. Ils examinent les Écritures.
Notre foi ne doit donc pas être fondée uniquement sur ce qu’une personne dit. Elle doit être enracinée dans la Parole de Dieu.
Le « amen » commence dans le secret
Nous pouvons parfois attendre de grands événements spirituels pour sentir que Dieu agit dans notre vie. Pourtant, la véritable transformation commence souvent dans des moments que personne ne voit.
Elle commence dans notre chambre, lorsque nous ouvrons la Bible. Elle commence dans notre prière personnelle. Elle commence lorsque nous décidons d’obéir à Dieu alors que personne ne nous regarde.
Le véritable amen n’est pas seulement celui que nous prononçons devant une assemblée. C’est celui que nous vivons dans le secret.
C’est là que notre foi devient réelle : lorsque la Parole de Dieu agit sur nos pensées, transforme nos choix et finit par produire des changements visibles dans notre vie.
Est-ce que mon amen dépend de ce que je vais obtenir ?
Une question importante demeure : serions-nous satisfaits si Dieu nous donnait ce qu’il veut plutôt que ce que nous voulons ?
Accepterions-nous de passer par des obstacles pour obtenir son approbation ? Continuerions-nous à croire si les choses ne se déroulaient pas comme prévu ? Les promesses de Dieu nous suffisent-elles réellement ?
Notre foi est-elle fondée sur ce que Dieu peut nous donner ou sur celui qu’il est ?
Ce sont des questions difficiles, mais elles sont nécessaires. Car le véritable amen se révèle lorsque nous devons choisir entre notre volonté et celle de Dieu.
À quel point suis-je prêt à accepter la volonté de Dieu ?
Dire amen, c’est accepter que Dieu ait le dernier mot. Cela ne signifie pas que nous comprenons toujours immédiatement ce qu’il fait. Cela signifie que nous lui faisons suffisamment confiance pour continuer à marcher avec lui, même lorsque le chemin devient difficile.
Notre amen doit être plus fort que nos circonstances. Il doit être plus fort que nos émotions, nos frustrations et nos attentes personnelles.
Dieu ne cherche pas simplement des personnes capables de parler de lui. Il cherche des personnes qui veulent lui obéir, qui se laissent transformer et qui restent attachées à sa Parole jusqu’au bout.
Deutéronome 27:15
« Et tout le peuple répondra, et dira : Amen ! »
Ce « amen » du peuple nous rappelle que l’accord avec Dieu implique une véritable adhésion à sa Parole. Il ne s’agit pas seulement de prononcer un mot, mais de reconnaître que Dieu est digne de confiance et que ses voies sont bonnes.
Un amen qui dure jusqu’à la fin
Le véritable enjeu n’est finalement pas de savoir si nous sommes capables de dire amen. Nous savons tous le dire. La vraie question est de savoir si notre vie continuera à dire amen lorsque les circonstances changeront.
Lorsque nous sommes pris dans le péché, resterons-nous attachés à Dieu ? Lorsque le don qu’il nous a donné ne nous conduit pas là où nous l’espérions, continuerons-nous à le suivre ? Lorsque nous devons renoncer à quelque chose, accepterons-nous encore sa volonté ?
Le véritable amen est celui qui demeure.
Il commence lorsque la Parole de Dieu entre dans notre pensée. Il se poursuit lorsque nous choisissons de l’accepter. Et il devient véritable lorsque nous la mettons en pratique.
Alors, aujourd’hui, une dernière question mérite d’être posée : à quel point suis-je réellement prêt à accepter la volonté de Dieu dans ma vie ?
Que notre amen ne soit pas seulement une parole prononcée avec nos lèvres, mais une décision vécue chaque jour. Que Dieu nous donne l’humilité de chercher sa face, le courage d’abandonner nos mauvaises voies et la fidélité nécessaire pour rester attachés à lui jusqu’au bout.
Pour aller plus loin
Ce message nous invite à regarder autrement ce petit mot que nous prononçons si souvent : amen. Derrière ce mot se trouve une véritable décision de foi, d’obéissance et de confiance envers Dieu.
Pour approfondir cette réflexion et découvrir l’ensemble de l’enseignement du Pasteur David, nous vous invitons à regarder la vidéo YouTube associée à cet article. Prenez le temps d’écouter, de méditer et surtout de vous poser personnellement cette question : mon amen est-il seulement une parole, ou est-il devenu une manière de vivre ?




