Un cœur de Samaritain ou de docteur de la loi : telle est la vraie question que Jésus pose à travers la parabole du bon Samaritain. Chaque jour, à travers nos choix, nos paroles et nos actes, nous révélons ce qu’il y a réellement dans notre cœur.

Parfois, sans même nous en rendre compte, nous forçons les autres à entrer sur un terrain que nous connaissons bien : celui des débats, des raisonnements, des justifications. Mais Jésus, lui, ne se laisse jamais enfermer dans ce jeu-là. Il voit toujours plus profond, ainsi là où les hommes cherchent à avoir raison, Jésus cherche à révéler le cœur.

Et c’est exactement ce qui se passe dans la parabole du bon Samaritain.

Au-delà de la connaissance théorique

Dans le livre de Luc au chapitre 10 du verset 25 au 37, un docteur de la loi se lève pour mettre Jésus à l’épreuve. Son intention n’est pas pure. Il veut tester, déstabiliser, vérifier si Jésus correspond à son savoir.

Mais Jésus ne lui répond pas comme il l’espérait. Au lieu de débattre, il détourne la question et demande :

« Que dit la loi ? Qu’y lis-tu ? »

Alors, le docteur de la loi répond lui-même, presque automatiquement, comme un verset appris par cœur :

« Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée; et ton prochain comme toi-même. »

Luc 10:27

Et là, quelque chose se passe. En effet, en citant ce verset, il ne fait pas que réciter un texte mais il se confronte à une vérité qu’il avait oubliée. Dieu met le doigt sur ce qu’il manquait dans sa vie. Il admet, sans le dire ouvertement, un péché en lui. Mais dès après, il cherche à se défendre. Il demande alors :

« Et qui est mon prochain ? »

Cette question révèle son malaise, en réalité il veut une limite. Autrement dit, il veut une définition étroite car il veut savoir jusqu’où il doit aller… et jusqu’où il peut s’arrêter.

Passage de la Bible de l'évangile de Luc chapitre 10 verset 27 - Église Évangélique à Cergy

Le titre ne fait pas le cœur  

Jésus nous présente trois personnages. Les deux premiers ont tout pour plaire en surface :

  • Le sacrificateur : Il a un rôle important. En effet, on a tendance à associer sa fonction à ce qu’il est réellement. Il voit le blessé, mais il ne s’arrête pas.

  • Le lévite : C’est une personne « mise à part » pour servir Dieu. Il représente l’église, les serviteurs. En apparence, il donne envie, mais il passe lui aussi son chemin.

Puis arrive le Samaritain. À l’époque, c’était un juif mis à l’écart, méprisé par la pensée générale. Personne ne le considérait comme proche de Dieu. Pourtant, c’est le seul qui, en passant, avait réellement la loi gravée dans son cœur. Pourtant, lui ne s’est pas contenté de réciter la loi, il l’a appliquée. Ainsi, Il a pu passé de la pensée à l’acte.

« Il s’approcha, et banda ses plaies, en y versant de l’huile et du vin; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui. »

Luc 10:34

Le texte nous dit qu’il a versé de l’huile et du vin sur les plaies. Mais n’est pas un détail anodin.

  • L’huile symbolise le Saint-Esprit.

  • Le vin représente le sang, le sacrifice.

Ce Samaritain, pourtant en marge de la société, était prêt. Il se promenait avec ce qu’il fallait pour guérir. Autrement dit, il était préparé à se retrouver dans une situation où il devrait aimer son prochain comme lui-même. Pour faire du bien à l’autre, il était prêt à donner ce dont l’autre avait besoin, y compris ses propres ressources (comme nous le faisons par la dîme ou nos offrandes).

Dieu ne cherche pas un titre, mais un cœur de Samaritain capable d’aimer en action. Et toi, as-tu un cœur de Samaritain ou de docteur de la loi ?

Connaissance ou transformation ?

Tout ce que nous apprenons à l’église, tous les versets que nous mémorisons, toutes les prédications que nous écoutons… servent-ils à nourrir notre orgueil ou à transformer notre manière de vivre ?

C’est pourquoi, être chrétien, ce n’est pas accumuler une connaissance biblique.

En réalité, c’est devenir un disciple de Christ dans la vie de tous les jours.

Le plus beau cadeau que nous pouvons être pour une personne qui ne connaît pas Jésus, c’est de devenir le Jésus qu’elle rencontrera.

Même dans des sujets très concrets, comme la dîme par exemple, la vraie question reste la même : Est-ce que je le fais par amour, par obéissance et par foi, ou par simple tradition et obligation ?

Le cœur de Dieu ne regarde pas seulement aux actes visibles, mais à l’intention qui les accompagne. 

As-tu un cœur de Samaritain ou de docteur de la loi ?

Pourquoi avons-nous tendance à déplacer les problèmes au lieu de les affronter ? La véritable guérison et la délivrance passent par la repentance. On dit souvent que le diable se cache dans les détails, mais c’est aussi dans les détails que Dieu montre sa fidélité.

Pour aimer son prochain, il faut un ordre précis. On ne peut pas aimer l’autre si on ne s’aime pas soi-même, et on ne peut pas s’aimer soi-même sans la vérité de Dieu.

À l’image du bon Samaritain, notre but n’est pas d’être parfaits, mais d’être sincèrement bons, simples, vrais et aimants.

Quelle leçon retirer de cette parabole ?

La parabole du bon Samaritain ne parle pas simplement d’un homme blessé au bord d’une route. Elle parle de moi. Elle parle de toi. Elle parle de notre manière d’aimer.

Sommes-nous de ceux qui voient et passent ou de ceux qui s’arrêtent, qui soignent et qui restaurent ?

Tu veux aller plus loin ?

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